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Quitter un PBX ou une ligne Centrex sans casser ce qui fonctionne

Ce qu'il faut inventorier avant de migrer, l'ordre des opérations qui protège vos numéros, et pourquoi l'échéance dont parlent les guides français ne vous concerne pas.

22 août 2026

Migrer d'un autocommutateur sur site ou d'une ligne Centrex vers un système infonuagique se fait en trois temps : inventorier ce qui existe, monter le nouveau en parallèle, puis transférer les numéros en dernier. L'erreur la plus coûteuse est de faire le troisième en premier.

D'abord, une échéance qui n'existe pas ici

Presque tous les guides francophones sur le sujet sont bâtis autour de « la fin du RTC ». C'est réel, et c'est français. Il s'agit de l'extinction du réseau téléphonique commuté par l'opérateur historique en France, avec des dates annoncées.

Il n'y a pas d'équivalent québécois avec la même échéance. Si un fournisseur vous presse en invoquant une date de fin de réseau, demandez laquelle, et de quel pays. Votre raison de migrer est peut-être excellente ; celle-là n'en est pas une.

L'inventaire que personne ne fait

Un système téléphonique en place depuis quinze ans contient des choses que personne n'a documentées. Avant de toucher à quoi que ce soit, notez :

  • Chaque numéro, et ce qu'il fait. Il y en aura plus que vous croyez : le principal, le télécopieur, l'ancienne ligne du service des comptes, un numéro sans frais que personne n'a résilié.
  • Les renvois, surtout ceux qui aboutissent sur un cellulaire personnel. C'est là que se cachent les surprises du lendemain de la migration.
  • Les groupes de recherche : quel numéro déborde vers quel autre, et dans quel ordre.
  • Ce qui n'est pas un téléphone. Terminal de paiement, système d'alarme, ascenseur, porte d'entrée. Ces appareils utilisent une ligne analogique et ne migrent pas comme un poste.

Ce dernier point est celui qui fait échouer les migrations. Un ascenseur relié à une ligne analogique n'est pas un poste téléphonique : c'est un dispositif de sécurité soumis à ses propres règles, et il se traite séparément, avec son fournisseur d'entretien.

L'ordre qui protège vos numéros

  1. Montez le nouveau système en parallèle. Numéros temporaires, flux d'appels construits, équipe formée pendant que l'ancien système continue de fonctionner.
  2. Testez avec de vrais appels, pas seulement l'accueil : un transfert, un débordement en file, une boîte vocale, un appel après les heures.
  3. Transférez les numéros en dernier, et ne résiliez rien tant que le transfert n'est pas terminé. Un numéro résilié retourne dans la réserve et n'est pas toujours récupérable : le détail est ici.

Vous paierez deux fournisseurs pendant quelques jours. C'est le prix de ne pas perdre un numéro que vos clients composent depuis dix ans.

Le moment d'en profiter

Une migration est la seule occasion où tout le monde accepte de revoir l'acheminement. Le menu à sept choix hérité de 2011 n'a pas à être reproduit à l'identique.

C'est aussi le bon moment pour vérifier deux choses proprement québécoises : que l'accueil est conforme à la Charte, et que vous savez où aboutissent vos enregistrements. Voir la Loi 96 et où vivent vos données d'appel.

Ce que nous faisons

Nous montons le flux à l'avance, nous préparons le transfert avec vous, et nous ne coupons rien avant que les numéros soient arrivés. Il n'y a pas de migration en libre-service dans le produit : c'est une démarche menée avec vous.